Un projet durable

Les Récoltes du Soleil sont la combinaison d’un projet agricole et d’un projet énergétique. Il s’agit à la fois d’engager la transition énergétique sur le territoire et d’assurer une transition agricole vers un modèle plus résilient.

Ces deux pans du projet portés par les agriculteurs et GLHD sont interdépendants : les caractéristiques du projet énergétique (dimensions des panneaux, disposition dans l’espace, etc.) sont déterminées non seulement afin de produire un rendement énergétique suffisant mais aussi de façon à s’insérer dans le projet agricole qui lui est associé.

Développer un modèle agricole résilient

Attachés au territoire et à son patrimoine, les agriculteurs de l’association entendent pérenniser l’activité agricole malgré les difficultés qui y sont inhérentes.

Ces derniers se réunissent ainsi régulièrement depuis 1 an pour définir ensemble le projet des Récoltes du Soleil afin qu’il corresponde à leurs envies et besoin mais également à leurs contraintes.

Un laboratoire de nouvelles pratiques

Si certains paramètres du projet sont encore en cours de définition, le choix s’est porté à l’unanimité sur l’introduction de nouvelles cultures, en agriculture biologique, au sein de chacune des exploitations. Cette démarche fait écho à la volonté d’entamer un changement de pratique et de constituer un levier important pour une transition en agriculture biologique.

Le projet présente ainsi le moyen idéal d’être un laboratoire de nouvelles pratiques, avec par exemple la diminution de l’utilisation de produits phytosanitaires dans une volonté de préserver la biodiversité.

Les agriculteurs ont opté pour des cultures céréalières basses, particulièrement adaptées à la présence de panneaux photovoltaïques, qui seront semées et récoltées à l’aide d’une mécanique adaptée. Par ailleurs, il est prévu d’accueillir des moutons pour entretenir les abords du parc solaire, une à deux fois par an.

Ce projet concerne uniquement certaines parcelles des exploitations de chacun des membres d’Agribioénergies. Cela signifie que les agriculteurs du projet développent une nouvelle activité sur une partie de leurs parcelles avec le collectif et poursuivent leur activité agricole sur la majorité des terres qu’ils exploitent.

La rencontre avec des experts et d’autres agriculteurs qui pratiquent l’agriculture biologique va permettre d’affiner encore davantage les contours de ce modèle agricole durable que les membres de l’association désirent instaurer.

Produire une énergie renouvelable

Le projet s’inscrit pleinement dans le cadre de la transition énergétique voulue par la France. C’est en cohérence avec le projet agricole, le design du projet énergétique se précisera. La volonté de GLHD reste toutefois issue d’une vision identique sur tous les projets qu’elle accompagne : faire de celui-ci un projet rentable, avec un modèle économique autonome.

Le projet photovoltaïque est particulièrement adapté au monde agricole : les terres conserveront leur vocation nourricière tout au long de la durée de vie du projet et ne seront ni artificialisées, ni laissées en friche.

Le saviez-vous ?

Les panneaux ont une durée de vie de 30 à 40 ans.

A la fin du projet, l’intégralité de différentes structures est retirée, assurant une réversibilité complète de l’installation : les terres seront restituées dans leur état initial.

Concrètement

Le projet aura lieu sur 90 ha mais l’entièreté des parcelles ne seront pas recouvertes de panneaux. Cette proportion sera définie prochainement en fonction des caractéristiques précises du volet agricole.
Aujourd’hui, une production de 64 000 MWh est estimée.

Un projet sans subvention publique

GLHD construit son modèle économique sur la base des prix d’achat du marché, pour s’extraire du système d’appels d’offre et ainsi de subventions publiques.

En effet, le modèle de développement de l’énergie photovoltaïque est aujourd’hui souvent subventionné par l’État, via un mécanisme d’appels d’offre lancés par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). Par période, des volumes de Mégawatts sont ouverts aux candidats qui proposent leur projet selon un cahier des charges précis. Ces appels d’offre garantissent un tarif d’achat avantageux aux lauréats qui proposent eux-mêmes leur prix d’achat, calculé afin de permettre la rentabilité économique du projet.

GLHD estime cependant que ce mécanisme n’est pas pérenne : l’État ne pourra pas continuer à payer l’électricité aussi cher. Il a d’ailleurs récemment revu à la baisse les tarifs accordés sur les appels d’offre dont les contrats ont été obtenus avant 2011.